Aller au contenu
FR
EN
ADHÉRER
  • Le Gérontopôle
    • À propos
    • Les pôles d’expertises
      • Pôle Appui à la Recherche
      • Pôle Valorisation des métiers & Formation
      • Pôle Innovation
      • Pôle Développement & Partenariats
      • Pôle Action publique et territoriale
      • Pôle Europe
    • La gouvernance
    • Les fondateurs et financeurs
    • Le Conseil Scientifique
    • L’union des Gérontopôles de France
    • L’équipe
  • Nos services
  • Nos projets
  • La communauté
    • Communauté d’Innovation
    • Les adhérents
    • Coopération avec les Gérontopôles 
    • Partenariats / Réseaux
    • Adhérer
  • Les ressources
    • Nos actualités
    • Nos événements
    • Nos publications
    • Appels à projets
    • Veille et documents phares du secteur
    • Newsletter / Euroveille
    • Presse
    • Documentation du Gérontopôle
  • Le Gérontopôle
    • À propos
    • Les pôles d’expertises
      • Pôle Appui à la Recherche
      • Pôle Valorisation des métiers & Formation
      • Pôle Innovation
      • Pôle Développement & Partenariats
      • Pôle Action publique et territoriale
      • Pôle Europe
    • La gouvernance
    • Les fondateurs et financeurs
    • Le Conseil Scientifique
    • L’union des Gérontopôles de France
    • L’équipe
  • Nos services
  • Nos projets
  • La communauté
    • Communauté d’Innovation
    • Les adhérents
    • Coopération avec les Gérontopôles 
    • Partenariats / Réseaux
    • Adhérer
  • Les ressources
    • Nos actualités
    • Nos événements
    • Nos publications
    • Appels à projets
    • Veille et documents phares du secteur
    • Newsletter / Euroveille
    • Presse
    • Documentation du Gérontopôle
ADHÉRER
  • Le Gérontopôle
    • À propos
    • Les pôles d’expertises
      • Pôle Appui à la Recherche
      • Pôle Valorisation des métiers & Formation
      • Pôle Innovation
      • Pôle Développement & Partenariats
      • Pôle Action publique et territoriale
      • Pôle Europe
    • La gouvernance
    • Les fondateurs et financeurs
    • Le Conseil Scientifique
    • L’union des Gérontopôles de France
    • L’équipe
  • Nos services
  • Nos projets
  • La communauté
    • Communauté d’Innovation
    • Les adhérents
    • Coopération avec les Gérontopôles 
    • Partenariats / Réseaux
    • Adhérer
  • Les ressources
    • Nos actualités
    • Nos événements
    • Nos publications
    • Appels à projets
    • Veille et documents phares du secteur
    • Newsletter / Euroveille
    • Presse
    • Documentation du Gérontopôle
  • Le Gérontopôle
    • À propos
    • Les pôles d’expertises
      • Pôle Appui à la Recherche
      • Pôle Valorisation des métiers & Formation
      • Pôle Innovation
      • Pôle Développement & Partenariats
      • Pôle Action publique et territoriale
      • Pôle Europe
    • La gouvernance
    • Les fondateurs et financeurs
    • Le Conseil Scientifique
    • L’union des Gérontopôles de France
    • L’équipe
  • Nos services
  • Nos projets
  • La communauté
    • Communauté d’Innovation
    • Les adhérents
    • Coopération avec les Gérontopôles 
    • Partenariats / Réseaux
    • Adhérer
  • Les ressources
    • Nos actualités
    • Nos événements
    • Nos publications
    • Appels à projets
    • Veille et documents phares du secteur
    • Newsletter / Euroveille
    • Presse
    • Documentation du Gérontopôle
Actualités

Accueil » La Chambre Régional des Comptes et le Gérontopôle NA face au défi du vieillissement

La Chambre Régional des Comptes et le Gérontopôle NA face au défi du vieillissement

  • 03/07/2026
  • Action publique et territoriale, Actualités institutionnelles, Développement et Partenariats

La Chambre régionale des comptes Nouvelle-Aquitaine et le Gérontopôle Nouvelle-Aquitaine organisaient, mardi 30 juin 2026 à Bordeaux, une matinée publique d’expertise consacrée à la transition démographique.

Intitulée « 2030 : relever le défi du vieillissement en Nouvelle-Aquitaine », cette rencontre a réuni institutions, collectivités, experts, opérateurs, associations et acteurs de terrain autour d’une question centrale : la région est-elle prête à relever le défi du vieillissement ?

En ouverture, Vincent Léna, président de la Chambre régionale des comptes Nouvelle-Aquitaine, a rappelé la place croissante du vieillissement dans l’analyse des politiques publiques locales.

Santé, logement, action sociale, mobilités, prévention, finances publiques, organisation médico-sociale : la transition démographique traverse désormais l’ensemble des champs de l’action publique.

« Dans notre rôle de Chambre régionale des comptes, nous voulons aider les décideurs dans l’accompagnement de la transition démographique », a-t-il souligné, en insistant sur la nécessité de faire dialoguer des acteurs nombreux, mais encore trop souvent dispersés.

Anne Créquis, directrice générale du Gérontopôle Nouvelle-Aquitaine, a rappelé la mobilisation du groupement face à une transition démographique qui transforme déjà les besoins des habitants, l’organisation des politiques publiques et les réponses à construire sur les territoires.

Le vieillissement ne constitue pas seulement un enjeu sanitaire ou médico-social : il concerne aussi le logement, la mobilité, le lien social, la prévention, l’innovation et la capacité des acteurs à travailler ensemble.

Elle a ainsi posé la question structurante de la matinée : « Sommes-nous prêts à relever ce défi ? »

Pour le Gérontopôle Nouvelle-Aquitaine, la réponse repose sur une ambition claire : faire de la région un territoire où l’on peut vieillir le plus longtemps possible chez soi, en bonne santé et en sécurité.

Cette ambition passe par quatre objectifs : rassembler et décloisonner, éclairer la décision publique, soutenir une innovation utile et jouer un rôle de catalyseur.

« Le vieillissement est un défi collectif et la réponse doit l’être aussi », a-t-elle rappelé. « Elle repose sur une conviction simple : coopérer davantage, mieux coordonner et agir ensemble. »

Tout au long de la matinée, plusieurs projets associés au Gérontopôle ont été évoqués, illustrant ce rôle d’interface entre observation, recherche, action publique et terrain : la cohorte ARENA, soutenue par la Région Nouvelle-Aquitaine, la démarche « Département ami des aînés » engagée avec la Gironde, le travail très avancé avec la Région Nouvelle-Aquitaine pour devenir la première région labellisée « amie des aînés », ou encore le Lab du sens collectif.

Coporté par ReSanté-Vous et le Gérontopôle Nouvelle-Aquitaine, ce dernier permet de faciliter le dialogue entre personnes âgées, jeunes, professionnels de santé, élus et habitants autour de la prévention et du « vieillir ensemble ».

Une transition démographique nationale, particulièrement marquée en Nouvelle-Aquitaine

La mise en contexte scientifique de Jérôme Wittwer, économiste de la santé à l’Université de Bordeaux, a rappelé que le vieillissement est d’abord la conséquence d’un progrès collectif.

Depuis 1945, la France a gagné en moyenne 25 ans d’espérance de vie. Cette évolution traduit les avancées sanitaires, sociales et médicales des dernières décennies. Mais, combinée à la baisse de la fécondité, elle transforme durablement la pyramide des âges.

Ce changement démographique a des conséquences majeures sur l’organisation de la société. Il modifie l’équilibre entre actifs et retraités, pèse sur la production de richesse, interroge le financement des retraites, augmente les besoins de santé et renforce la pression sur l’accompagnement de la perte d’autonomie.

Le vieillissement n’est donc pas seulement une donnée démographique : il interroge la soutenabilité de notre modèle social et la capacité des territoires à adapter leurs réponses.

Les données présentées par Olivia Sautory, cheffe de division des études « Aménagement du territoire – Politiques sociales » à l’Insee, ont ensuite permis de mesurer l’ampleur particulière du phénomène en Nouvelle-Aquitaine.

En 2026, la région compte plus de deux millions de personnes âgées de 60 ans ou plus, soit un tiers de sa population. Les personnes de 65 ans ou plus y sont désormais plus nombreuses que les moins de 20 ans, et leur nombre a augmenté de 41 % entre 2010 et 2026.

Ces évolutions ont des conséquences directes sur les besoins en logement, en services, en mobilité, en soins et en accompagnement.

La perte d’autonomie constitue à ce titre un enjeu majeur : 222 900 seniors sont aujourd’hui concernés en Nouvelle-Aquitaine, et ils pourraient être 311 000 en 2050.

Si les modes actuels d’accompagnement restaient inchangés, la pression sur les établissements, les services à domicile et les aidants continuerait donc de s’accentuer.

Anticiper la perte d’autonomie : logement, isolement et coordination

Premier intervenant de la matinée, Maëlig Le Bayon, directeur général de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, a replacé le vieillissement dans une approche globale.

La perte d’autonomie ne peut pas être anticipée uniquement par le système médico-social : elle dépend de l’ensemble des politiques publiques en matière de santé, de logement, de prévention, de lien social et d’organisation territoriale.

« L’articulation de nos politiques publiques en santé et en action sociale constitue un levier essentiel pour anticiper la perte d’autonomie », a-t-il rappelé.

Trois priorités ont été mises en avant.

La première est la lutte contre l’isolement, qui concerne entre 700 000 et un million de personnes en France et oblige à repenser les solidarités de proximité.

La deuxième est le logement, avec la nécessité de développer un segment intermédiaire entre le domicile classique et l’EHPAD : résidences autonomie, habitat partagé, habitat inclusif, logements accompagnés ou services renforcés.

La troisième est la coordination du système médico-social, en particulier entre l’aide à domicile, les soins à domicile, les établissements, les collectivités et les professionnels de santé.

Construire un écosystème de solutions

La première table ronde, animée par Catherine Accary-Bézard, présidente de section à la Chambre régionale des comptes Nouvelle-Aquitaine, a mis en évidence la nécessité de construire un véritable écosystème de réponses.

Pour Annabelle Viollet, directrice régionale Nouvelle-Aquitaine de la Banque des Territoires, les solutions existent, mais elles doivent être davantage articulées entre elles.

Adaptation du bâti, services à la personne, accès aux transports et aux commerces, santé, maintien des professionnels de santé dans les territoires : la Banque des Territoires dispose de plusieurs « briques de solutions » pour accompagner les collectivités.

Mais ces réponses ne peuvent produire leurs effets que si elles s’inscrivent dans un véritable écosystème associant notamment les collectivités, les bailleurs sociaux, l’Agence régionale de santé, le Gérontopôle Nouvelle-Aquitaine et les acteurs de terrain.

L’enjeu est ainsi de construire un continuum de réponses, plutôt que de penser les solutions de manière isolée.

Elle a également rappelé que les territoires doivent faire face à une double adaptation : au changement climatique et au maintien de l’autonomie.

Ces enjeux concernent directement le logement social, les établissements et les nouvelles formes d’habitat.

Les modèles alternatifs, souvent portés par des acteurs de l’économie sociale et solidaire ou par de jeunes entreprises innovantes, reposent parfois sur des équilibres économiques fragiles.

Pour se consolider, changer d’échelle et s’inscrire durablement dans les territoires, ces acteurs ont besoin d’un accompagnement spécifique.

Domani, entreprise de l’économie sociale et solidaire spécialisée dans l’habitat accompagné et partagé pour seniors, illustre ce type d’acteur soutenu par la Banque des Territoires pour accélérer le développement de solutions d’habitat inclusif.

Francis Stéphan, directeur général de Domofrance, a insisté sur la nécessité de mieux connaître les publics.

Dans le parc social, la part des personnes âgées progresse fortement. Adapter les logements, lutter contre la solitude, accompagner les parcours des seniors et construire des réponses avec les partenaires deviennent des enjeux majeurs.

L’adaptation du logement reste toutefois coûteuse et suppose une ingénierie collective, associant notamment la Banque des Territoires, l’Agence régionale de santé et le Gérontopôle.

Luc Broussy, président de Matières Grises, a rappelé que le maintien à domicile ne peut être une réponse crédible que si le logement est adapté.

« Vieillir chez soi, cela ne peut pas être vieillir dans un chez-soi inadapté », a-t-il souligné.

MaPrimeAdapt’ constitue à ce titre un outil important, mais les demandes interviennent souvent tardivement, autour de 78 ans en moyenne.

L’enjeu est donc d’anticiper davantage, avant l’accident, avant la chute et avant la rupture de parcours.

Claire Piednoir de Rességuier, directrice de projets Villages d’avenir en Dordogne au Cerema, a attiré l’attention sur les conditions nécessaires au développement des béguinages et des habitats alternatifs : une meilleure articulation des cadres juridiques, une coordination étroite des partenaires et une mobilisation adaptée des financements, parfois plus complexe dans les territoires ruraux.

Penser les politiques du grand âge comme des parcours de vie

Romain Dostes, vice-président du Département de la Gironde chargé de la politique des personnes âgées, du lien intergénérationnel et du service public de l’autonomie, a rappelé les tensions financières auxquelles sont confrontés les Départements.

Le vieillissement progresse, tandis que les modalités de financement demeurent contraintes.

Il a appelé à concevoir les politiques du grand âge comme des parcours de vie.

C’est notamment le sens de la démarche « Département ami des aînés », engagée par le Département de la Gironde avec le Gérontopôle Nouvelle-Aquitaine.

Cette démarche vise à intégrer le vieillissement dans l’ensemble des politiques territoriales : habitat, mobilités, lien social, accès aux services, participation citoyenne et accompagnement des fragilités.

Philippe Nauche, vice-président de la Région Nouvelle-Aquitaine en charge de la santé et de la silver économie, a également rappelé que le maintien à domicile n’est pas toujours la meilleure solution pour toutes les situations.

L’EHPAD reste un outil essentiel, à condition d’être mobilisé au bon moment, dans une palette plus large de réponses.

Il a également évoqué la cohorte ARENA, lancée par le Gérontopôle Nouvelle-Aquitaine avec son conseil scientifique.

Cette étude doit permettre de mieux comprendre les parcours qui mènent à l’entrée en EHPAD : quels facteurs précipitent cette entrée ? Quelles ruptures auraient pu être évitées ? Quelles réponses auraient pu être proposées plus tôt ?

La Région Nouvelle-Aquitaine mène par ailleurs un travail très engagé avec le Gérontopôle pour devenir la première région labellisée « amie des aînés ».

Cette démarche prolonge les dynamiques déjà menées à l’échelle des villes et des départements, en posant une question centrale : comment intégrer le vieillissement dans toutes les politiques régionales et faire de la Nouvelle-Aquitaine un territoire favorable à l’avancée en âge ?

Des EHPAD qui se transforment avec les besoins

Les échanges ont montré que les EHPAD évoluent en réponse aux besoins changeants des habitants, des familles et des professionnels.

Plusieurs exemples ont illustré cette transformation : accueil de jour, services hors les murs, ouverture sur le quartier, liens avec les familles, projets intergénérationnels, espaces de convivialité, présence de crèches ou activités partagées.

Romain Dostes a notamment cité l’exemple des Balcons de Tivoli, où l’établissement s’ouvre à son environnement avec une crèche, un bar et des espaces favorisant les rencontres et les activités partagées avec les habitants.

Il a également rappelé que certains EHPAD publics et associatifs développent des accueils de jour itinérants ou déplacent certains services de l’établissement vers le domicile.

L’architecture elle-même participe à cette transformation. Des organisations plus ouvertes, des espaces partagés et des circulations repensées permettent d’accompagner autrement les personnes, tout en maintenant du lien social.

Les interventions du public ont également rappelé que ces transformations doivent associer les opérateurs, les professionnels, les habitants et les familles.

Nathalie Barrière, de la FEHAP, a souligné l’importance de travailler sur les représentations et d’intégrer les réalités changeantes des besoins des personnes âgées comme des professionnels.

Les EHPAD ne sont pas l’unique solution, mais ils participent à une réponse globale et doivent continuer à se construire avec les acteurs de terrain.

Alexandra Penin, directrice de la Fondation Erik et Odette Bocké, a insisté sur la nécessité de décloisonner les politiques publiques.

Les initiatives locales se heurtent encore trop souvent aux frontières administratives, institutionnelles ou financières.

Dans ce contexte, la cohorte ARENA est attendue comme un outil utile pour mieux comprendre les parcours de vie et les ruptures à éviter.

L’isolement, un défi qui dépasse les institutions

L’intervention des Petits Frères des Pauvres, représentés par David Orhant, coordinateur de développement social, a rappelé que l’isolement des personnes âgées constitue un enjeu majeur de société.

L’association accompagne les personnes isolées et développe des actions de repérage, de sensibilisation, de porte-à-porte, des cafés-rencontres, des expositions ou encore des projets itinérants.

Mais elle rappelle aussi qu’elle ne peut pas agir seule.

La lutte contre l’isolement oblige à repenser le rôle du citoyen : voisins, proches, commerçants, bénévoles, professionnels et habitants d’un quartier peuvent tous contribuer à repérer des situations de fragilité et à recréer du lien.

C’est aussi le sens du dispositif « Se former pour agir », développé par les Petits Frères des Pauvres avec le soutien de la CNSA.

Ce parcours de formation en ligne, gratuit et accessible à tous, vise à aider les professionnels, les bénévoles, les citoyens, les associations, les CCAS et CIAS, les bailleurs sociaux ou les organismes de services à domicile à mieux repérer, accompagner et orienter les personnes âgées isolées.

L’isolement se cumule souvent avec d’autres fragilités : faibles revenus, perte de mobilité, difficulté à sortir de son logement, absence de proches ou accès limité aux droits.

Les Petits Frères des Pauvres ont également présenté plusieurs initiatives visant à créer du lien autrement : expositions sur l’isolement, cafés-rencontres, fresque de l’isolement, actions de porte-à-porte ou projets itinérants.

Florian Porta Bonete, vice-président du Département de la Gironde, médecin psychiatre et chef de service au Centre hospitalier Charles-Perrens, a rappelé l’importance de ne pas dissocier vieillissement, isolement et santé mentale.

Il a notamment souligné la vulnérabilité particulière des hommes âgés face au risque suicidaire, qui peut être lié à une dégradation lente des liens sociaux et des conditions de vie.

Vieillir à domicile : rendre les parcours plus lisibles

La seconde table ronde, animée par Anne Créquis, directrice générale du Gérontopôle Nouvelle-Aquitaine, a porté sur les freins à lever pour permettre un vieillissement à domicile en bonne santé et en sécurité.

Isabelle Delbernet, directrice de l’EHPAD Les Jardins de la Garenne, a présenté le rôle des centres de ressources territoriaux.

Ces CRT fonctionnent comme des plateformes de ressources capables d’orienter les personnes âgées, les aidants et les professionnels vers le bon dispositif.

Le constat est partagé : les solutions existent, mais elles sont nombreuses, parfois empilées et difficiles à comprendre.

Les aidants et les seniors ne savent pas toujours à qui s’adresser. Les acteurs eux-mêmes ne se connaissent pas toujours suffisamment.

Le CRT peut alors jouer un rôle de coordination, en mettant en relation les intervenants et en proposant une réponse adaptée à chaque situation.

Mais le maintien à domicile a aussi ses limites : logement inadapté, isolement, dénutrition, déshydratation ou épuisement des aidants.

Il ne s’agit donc pas de maintenir une personne à domicile à tout prix, mais de trouver la bonne solution, au bon moment et au rythme de la personne.

Prévenir, anticiper et soutenir les aidants

Pour Maud Delaunay, directrice de l’action sociale et des interventions sociales à la CARSAT Aquitaine, la prévention doit intervenir le plus tôt possible.

« Il ne faut pas attendre une chute pour agir », a-t-elle rappelé.

Les CARSAT développent des actions de prévention auprès des retraités les plus autonomes, avec une attention particulière portée aux publics qui ne se reconnaissent pas toujours spontanément dans les dispositifs classiques.

Pour les toucher, les formats doivent être diversifiés : ateliers, actions collectives, spectacles, temps conviviaux ou formats plus accessibles, au plus près des territoires.

Les CARSAT s’appuient également sur l’Observatoire de la fragilité pour cibler les territoires prioritaires et mieux orienter les actions.

Margaux Guérin, sous-directrice de l’action sociale et de l’Assurance Maladie à la CARSAT Centre-Ouest, a souligné les efforts de simplification engagés, notamment avec le formulaire unique de demande d’aide à l’autonomie à domicile.

Mais dans un système où les acteurs sont nombreux, la coordination reste un enjeu majeur.

Danièle Boizard, déléguée régionale de la FNAR Aquitaine, a insisté sur la place centrale des aidants.

Dans les faits, ce sont souvent eux qui coordonnent le parcours : suivi médical, démarches administratives, aides, rendez-vous et décisions du quotidien.

« La coordination du parcours, très souvent, c’est l’aidant », a-t-elle rappelé.

Or l’aidant est aussi la pierre fragile du système. Il peut s’épuiser, se retrouver isolé ou disparaître avant la personne qu’il accompagne.

Le répit, l’information, l’écoute et l’orientation doivent donc devenir des priorités.

Amélie Vérail, chargée d’accompagnement social à Habitat des possibles, a rappelé de son côté que les personnes âgées n’ont pas seulement des besoins : elles ont aussi des envies.

L’habitat partagé constitue une réponse parmi d’autres, permettant de préserver le lien social et de laisser à chacun le choix de sa trajectoire résidentielle.

Mais là encore, l’anticipation est essentielle : plus l’information arrive tôt, plus les choix peuvent être construits librement.

Delphine Guilgot, directrice adjointe du DAC Gironde, intervenue depuis la salle, a également rappelé l’importance de l’information, de l’orientation et de l’écoute.

Les DAC coordonnent les parcours complexes, mais ils sont aussi sollicités par des aidants désemparés et par des professionnels de santé qui ne savent pas toujours vers quel dispositif orienter les personnes.

Dans certaines situations, le premier besoin est simplement d’être écouté, afin de clarifier la situation et de trouver le bon point d’appui.

Une matinée comme point de départ

En conclusion, Vincent Léna a présenté cette matinée comme un point de départ pour la Chambre régionale des comptes Nouvelle-Aquitaine.

L’objectif est de renforcer les liens avec les acteurs du vieillissement, de mieux comprendre les politiques publiques à l’œuvre et de questionner leurs effets concrets sur les parcours de vie.

La Chambre régionale des comptes peut parfois susciter de l’appréhension, parce qu’elle est associée au contrôle.

Mais elle peut aussi contribuer, dans la durée, à éclairer les politiques publiques et à accompagner le déploiement de réponses utiles à la région.

La matinée a mis en évidence une richesse remarquable d’acteurs et d’initiatives en Nouvelle-Aquitaine.

Cette richesse constitue une chance, mais elle appelle aussi un effort renforcé de coordination.

Chaque acteur développe des réponses, porte des projets et construit des solutions. L’enjeu est désormais de les rendre plus lisibles, de mieux les articuler et de les organiser autour des besoins réels des personnes.

Trois leviers ont été mis en avant : mieux se connaître entre acteurs, raisonner à partir des parcours plutôt qu’à partir des institutions et prendre en compte toutes les formes d’engagement — celui des personnes âgées, des aidants, des professionnels, des associations, des voisins, des collectivités et, plus largement, de la société.

Vincent Léna a également invité à repenser les points d’entrée des contrôles et des enquêtes.

Plutôt que de partir uniquement d’un dispositif ou d’une institution, il peut être pertinent de regarder une politique publique dans son ensemble.

Au-delà de l’allocation personnalisée d’autonomie, c’est toute la politique de soutien à domicile qui peut être interrogée.

De même, au-delà de l’EHPAD comme établissement, il faut aussi observer sa capacité à rayonner sur son territoire.

La transition démographique ne peut plus être traitée comme une politique sectorielle.

Elle concerne le logement, la santé, l’action sociale, les mobilités, l’aménagement du territoire, les finances publiques et les solidarités citoyennes.

En réunissant la Chambre régionale des comptes, le Gérontopôle Nouvelle-Aquitaine, les collectivités, les institutions, les opérateurs et les acteurs de terrain, cette journée a ouvert un espace de dialogue inédit.

Une première étape pour faire de la Nouvelle-Aquitaine un territoire capable non seulement de faire face au vieillissement, mais aussi d’en faire un projet collectif.

  • Contact
PrécédentAPA en EHPAD : une journée régionale pour croiser recherche et pratiques de terrain
Inclusion numérique en santé : rendez-vous le 15 septembre à MimizanSuivant
05 87 21 21 54
contact[a]gerontopole-na.fr
Parc d’Ester Technopole (Siège)
24, Rue Atlantis – Immeuble Boréal
87069 Limoges Cedex
74 rue Georges Bonnac
Les Jardins de Gambetta – Tour n° 4
33000 Bordeaux
Actus
Evénements
Contact
  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • Cookies
  • Plan du site
  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • Cookies
  • Plan du site
Ce site internet a été réalisé grâce au soutien du fonds FEDER REACT EU
Gérer le consentement aux cookies
Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}